Calcul congés payés 2026 ⚡ Jours acquis + indemnité (règle du 1/10) gratuit
Calculez vos congés payés 2026 : jours acquis (2,5/mois), indemnité de congés payés par la règle du 1/10 ou le maintien de salaire. Calculateur gratuit salarié.
Calcul des congés payés 2026
Notre calculateur de congés payés estime le nombre de jours de congés acquis et le montant de votre indemnité de congés payés en appliquant les règles du Code du travail 2026. Il calcule l’indemnité par les deux méthodes officielles (la règle du 1/10 et le maintien de salaire) et vous indique automatiquement la plus avantageuse, comme l’exige la loi.
Saisissez vos paramètres dans le calculateur ci-dessus : le nombre de mois travaillés sur la période de référence, votre rémunération brute totale, votre salaire mensuel actuel et le nombre de jours de congés que vous comptez poser. Le résultat s’affiche instantanément avec le détail du calcul.
Acquisition des congés payés : 2,5 jours par mois
En France, tout salarié acquiert des congés payés dès le premier jour de travail, quels que soient son contrat (CDI, CDD, intérim), son temps de travail (temps plein ou partiel) et son ancienneté. La règle de base est fixée par l’article L3141-3 du Code du travail :
2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète.
Jours ouvrables vs jours ouvrés
Le décompte peut se faire de deux manières selon l’usage de l’entreprise :
| Base de décompte | Acquisition par mois | Total annuel | Définition |
|---|---|---|---|
| Jours ouvrables | 2,5 j/mois | 30 jours | Tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés (souvent du lundi au samedi) |
| Jours ouvrés | 2,08 j/mois | 25 jours | Jours réellement travaillés dans l’entreprise (souvent du lundi au vendredi) |
Important : les deux systèmes aboutissent au même nombre de semaines de congés (5 semaines). En jours ouvrables, une semaine de congés compte 6 jours ; en jours ouvrés, elle compte 5 jours. Le système doit être au moins aussi favorable que le décompte légal en jours ouvrables. La conversion ne change donc pas la durée réelle de repos, seulement l’unité de comptage.
Travail effectif et périodes assimilées
L’acquisition se fait sur la base du travail effectif. Certaines périodes d’absence sont assimilées à du travail effectif et n’interrompent pas l’acquisition : congés payés de l’année précédente, congé maternité et paternité, accident du travail et maladie professionnelle (dans la limite d’un an), repos compensateur, jours de formation. À l’inverse, la maladie non professionnelle ne génère en principe pas de congés (sauf disposition conventionnelle plus favorable ou jurisprudence européenne récente).
La période de référence
La période de référence est la fenêtre pendant laquelle s’accumulent vos droits à congés. Par défaut, le Code du travail la fixe :
Du 1er juin de l’année N-1 au 31 mai de l’année N.
Un accord d’entreprise, de branche ou la convention collective peut retenir une autre période, le plus souvent l’année civile (du 1er janvier au 31 décembre), ce qui simplifie la gestion de la paie. Les entreprises affiliées à une caisse de congés payés (bâtiment et travaux publics, spectacle, dockers) appliquent des règles propres : c’est la caisse, et non l’employeur, qui verse l’indemnité.
À l’issue de la période de référence, les jours acquis sont consommés pendant la période de prise des congés, qui inclut obligatoirement la période du 1er mai au 31 octobre pour le congé principal.
Les deux méthodes de calcul de l’indemnité
Quand vous prenez vos congés, vous percevez une indemnité de congés payés qui remplace votre salaire. Le Code du travail impose à l’employeur de comparer deux calculs et de retenir le plus favorable au salarié (article L3141-24).
Méthode 1 — La règle du 1/10
L’indemnité totale du congé annuel est égale à 1/10 (10 %) de la rémunération brute totale perçue par le salarié au cours de la période de référence. Cette rémunération inclut le salaire de base mais aussi les primes liées au travail (prime d’ancienneté, commissions, heures supplémentaires, majorations). Elle exclut les remboursements de frais, la prime de participation et l’intéressement.
Pour une journée de congé, on divise cette indemnité annuelle par le nombre de jours acquis :
Indemnité du jour = (rémunération de référence × 10 %) / nombre de jours acquis
Méthode 2 — Le maintien de salaire
Le salarié perçoit la rémunération qu’il aurait touchée s’il avait travaillé pendant ses congés. Concrètement, la valeur d’un jour de congé correspond au salaire mensuel divisé par le nombre de jours qui auraient été travaillés (souvent 26 jours ouvrables ou 21,67 jours ouvrés par mois) :
Valeur du jour = salaire mensuel brut / nombre de jours du mois
Exemple chiffré comparatif
Prenons un salarié ayant travaillé 12 mois, avec une rémunération brute totale de 30 000 € sur la période de référence et un salaire actuel de 2 500 €/mois, qui pose ses 25 jours ouvrés de congés.
- Règle du 1/10 : 30 000 × 10 % = 3 000 € pour 25 jours acquis, soit 120 €/jour. Pour 25 jours pris : 3 000 €.
- Maintien de salaire : 2 500 / 21,67 ≈ 115,37 €/jour. Pour 25 jours pris : 2 884 €.
- Indemnité retenue : la règle du 1/10 (3 000 €), plus avantageuse de 116 €.
La règle du 1/10 l’emporte ici parce que la rémunération de la période (30 000 €) est supérieure à 12 × salaire actuel (30 000 € pile, mais l’arrondi des jours penche pour le 1/10). Dès qu’il y a des primes ou des heures supplémentaires, l’écart se creuse en faveur du 1/10.
Fractionnement et jours supplémentaires
Le congé principal (les 4 premières semaines) doit en principe être pris pendant la période du 1er mai au 31 octobre. Si une partie est prise en dehors de cette période, le salarié peut bénéficier de jours de fractionnement :
- 1 jour ouvrable supplémentaire si le salarié prend 3 à 5 jours de congé hors période ;
- 2 jours ouvrables supplémentaires si le salarié prend 6 jours ou plus hors période.
La 5e semaine de congés (les jours 25 à 30 en ouvrables) n’ouvre jamais droit aux jours de fractionnement. Un accord collectif peut supprimer ou aménager ces jours supplémentaires, à condition que le salarié en soit informé.
Congés non pris : report et indemnité compensatrice
En principe, les congés payés doivent être pris pendant la période de prise et ne peuvent être ni reportés ni payés s’ils ne sont pas consommés. Plusieurs exceptions permettent toutefois de ne pas les perdre :
- Accord de l’employeur : un report peut être négocié, notamment pour les salariés revenant d’une longue absence.
- Maladie, maternité ou accident du travail : la jurisprudence européenne impose le report des congés non pris pour cause d’arrêt.
- Compte épargne-temps (CET) : les jours non pris peuvent y être versés et utilisés ultérieurement ou monétisés.
À la rupture du contrat (démission, licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle), les congés acquis mais non pris donnent droit à une indemnité compensatrice de congés payés, calculée selon les mêmes règles que l’indemnité classique (le plus favorable entre 1/10 et maintien de salaire). Cette indemnité figure sur le solde de tout compte.
Le cas particulier du CDD
Un salarié en CDD acquiert des congés payés exactement comme un salarié en CDI : 2,5 jours ouvrables par mois. Mais comme les contrats courts ne permettent souvent pas de poser les congés, la loi prévoit le versement systématique d’une indemnité compensatrice de congés payés à la fin du contrat :
Indemnité compensatrice de CP en CDD = au moins 10 % de la rémunération brute totale perçue pendant le contrat.
Cette indemnité s’ajoute à la prime de précarité (elle aussi de 10 % en règle générale), versée en compensation de la précarité du CDD. Un salarié en CDD touche donc, en fin de contrat, son dernier salaire + 10 % de prime de précarité + 10 % d’indemnité de congés payés, ce qui représente une majoration significative de sa rémunération globale.
À retenir sur les congés payés 2026
- Acquisition : 2,5 jours ouvrables/mois → 30 jours ouvrables/an (ou 2,08 ouvrés/mois → 25 ouvrés/an)
- 5 semaines de congés pour une année complète de travail
- Période de référence : 1er juin → 31 mai (sauf accord, souvent l’année civile)
- Indemnité : le plus favorable entre la règle du 1/10 et le maintien de salaire
- Règle du 1/10 : 10 % de la rémunération brute de la période de référence
- Maintien de salaire : la rémunération que le salarié aurait perçue en travaillant
- Fractionnement : 1 à 2 jours ouvrables si le congé principal est pris hors saison
- CDD : indemnité compensatrice de CP de 10 %, qui s’ajoute à la prime de précarité
Pour aller plus loin
- 🧮 Calculateur de jours ouvrés 2026 — pour compter précisément vos jours travaillés et de congés
- 🧮 Calculateur salaire brut en net 2026 — pour estimer le net de votre indemnité
- 🧮 Calculateur d’heures supplémentaires 2026 — primes et majorations qui entrent dans la règle du 1/10
- 🧮 Calculateur chômage France Travail 2026 — ARE après la fin de votre contrat
Questions fréquentes
Combien de jours de congés payés acquiert-on par mois en 2026 ? +
Un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète de travail. Si l'entreprise décompte en jours ouvrés (du lundi au vendredi), l'acquisition est de 2,08 jours ouvrés par mois, soit 25 jours ouvrés par an. Les deux systèmes aboutissent au même nombre de semaines de congés (5 semaines).
Quelle est la période de référence des congés payés ? +
La période de référence légale pour l'acquisition des congés payés s'étend du 1er juin de l'année N-1 au 31 mai de l'année N. C'est sur cette période que se calculent les 2,5 jours par mois. Un accord d'entreprise, de branche ou la convention collective peut fixer une autre période (par exemple l'année civile, du 1er janvier au 31 décembre). Les entreprises affiliées à une caisse de congés payés (BTP, spectacle) suivent des règles spécifiques.
Comment est calculée l'indemnité de congés payés ? +
L'indemnité de congés payés est calculée selon deux méthodes, et l'employeur doit verser la plus favorable au salarié. La règle du 1/10 : l'indemnité égale 1/10 de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence (proratisée au nombre de jours pris). Le maintien de salaire : le salarié perçoit la rémunération qu'il aurait touchée s'il avait travaillé pendant ses congés. La méthode du 1/10 est souvent plus avantageuse lorsque le salarié a perçu des primes, des heures supplémentaires ou eu une augmentation.
La règle du 1/10 ou le maintien de salaire : laquelle est la plus avantageuse ? +
Cela dépend de votre situation. La règle du 1/10 est plus favorable si votre rémunération de la période de référence comprend des primes variables, des heures supplémentaires ou des commissions qui ont gonflé votre rémunération totale. Le maintien de salaire est plus favorable si vous avez été augmenté récemment, car il s'appuie sur votre salaire actuel. La loi impose à l'employeur de retenir automatiquement le montant le plus élevé entre les deux calculs.
Que deviennent les congés payés non pris ? +
En principe, les congés payés doivent être pris pendant la période légale (souvent jusqu'au 31 mai suivant) et ne peuvent pas être reportés ni payés. Toutefois, le report est possible en cas d'accord avec l'employeur, de maladie, de congé maternité ou de compte épargne-temps (CET). À la rupture du contrat, les congés acquis mais non pris donnent droit à une indemnité compensatrice de congés payés, calculée selon les mêmes règles (1/10 ou maintien de salaire).
Qu'est-ce que les jours de fractionnement ? +
Si une partie de votre congé principal (les 4 premières semaines) est prise en dehors de la période du 1er mai au 31 octobre, vous pouvez bénéficier de jours de congés supplémentaires dits 'de fractionnement' : 1 jour ouvrable si vous prenez 3 à 5 jours hors période, 2 jours ouvrables si vous prenez 6 jours ou plus hors période. La 5e semaine n'ouvre pas droit au fractionnement. Un accord collectif peut supprimer ou modifier ces jours.
Comment fonctionnent les congés payés en CDD ? +
Un salarié en CDD acquiert des congés payés exactement comme un salarié en CDI (2,5 jours ouvrables par mois). Comme le contrat est court et que les congés ne sont souvent pas pris, le salarié perçoit à la fin du contrat une indemnité compensatrice de congés payés égale à au moins 10 % de la rémunération brute totale perçue pendant le contrat. Cette indemnité s'ajoute à la prime de précarité (également 10 % en règle générale).
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