Calculateur chômage France Travail 2026 ⚡ ARE mensuelle gratuite

Calculateur ARE France Travail 2026 : estimez vos allocations chômage (ex-Pôle Emploi) selon votre salaire brut, durée de cotisation et âge. Barème officiel 2026.

Moyenne de vos 24 derniers mois de salaire brut
Période de référence, min 6 mois en 2026
ARE nette mensuelle
ARE brute journalière
Durée maximale
Montant total potentiel
⚠️ Estimation indicative. Calcul basé sur les formules ARE 2026 de France Travail (ex-Pôle Emploi). Le montant exact dépend de votre dossier complet (conditions d'affiliation, différé d'indemnisation, carence congés payés, activité réduite). Pour un calcul officiel, connectez-vous à francetravail.fr ou utilisez l'exemple officiel.

Calculateur chômage France Travail 2026

Notre calculateur d’allocation chômage estime votre ARE (Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi) mensuelle, journalière et totale en appliquant les barèmes officiels 2026 de France Travail (ex-Pôle Emploi). Il prend en compte la réforme de 2023 qui a réduit la durée d’indemnisation de 25 %.

Saisissez vos paramètres dans le calculateur ci-dessus : salaire brut mensuel moyen, nombre de mois travaillés, âge. Le montant s’affiche instantanément avec le détail du calcul.

Qu’est-ce que l’ARE ?

L’ARE (Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi), anciennement appelée “allocation chômage”, est le revenu de remplacement versé par France Travail (ex-Pôle Emploi) aux salariés privés d’emploi de manière involontaire. Son montant dépend de votre salaire antérieur et de votre durée d’affiliation, pas de votre situation familiale.

En 2026, environ 2,5 millions de personnes perçoivent l’ARE en France, pour une durée moyenne de 11 mois et un montant moyen de 1 280 € net/mois. C’est l’une des protections sociales les plus importantes du système français, financée par les cotisations chômage des employeurs.

Formule officielle de calcul de l’ARE 2026

L’ARE est calculée sur la base du SJR (Salaire Journalier de Référence), qui correspond à la moyenne de vos salaires bruts des 24 derniers mois divisée par le nombre de jours de la période.

Étape 1 — Calcul du SJR

SJR = Somme des salaires bruts (24 derniers mois) / Nombre de jours travaillés

Exemple : pour un salaire brut moyen de 2 500 €/mois sur 24 mois, le total est de 60 000 € sur une période de 730 jours (24 × 30,42). Le SJR est donc 82,19 €/jour.

Étape 2 — Calcul de l’ARE brute journalière

France Travail applique deux formules et retient la plus avantageuse :

  • Formule 1 : (40,4 % × SJR) + 13,11 €
  • Formule 2 : 57 % × SJR

Le résultat est plafonné à 75 % du SJR (plafond) et ne peut être inférieur à 31,97 €/jour (plancher 2026).

Pour un SJR de 82,19 € :

  • Formule 1 : (0,404 × 82,19) + 13,11 = 46,31 €
  • Formule 2 : 0,57 × 82,19 = 46,85 €
  • Formule retenue : Formule 2 (plus avantageuse)

Étape 3 — Calcul de l’ARE nette

L’ARE brute est soumise à des cotisations salariales :

  • CSG déductible : 6,2 %
  • CRDS : 0,5 %
  • Retraite complémentaire : 3 %
  • Total : environ 9,7 % de prélèvements

Pour 46,85 € brut/jour, l’ARE nette est : 46,85 × (1 − 0,097) = 42,31 €/jour, soit environ 1 287 €/mois (× 30,42 jours).

Durées d’indemnisation en 2026 (post-réforme 2023)

Depuis la réforme de 2023, la durée d’indemnisation a été réduite de 25 % par rapport à l’ancien régime. La durée réelle d’indemnisation = durée d’affiliation × 0,75, dans la limite d’un plafond lié à l’âge.

Âge à la fin de contratDurée max d’indemnisationÉquivalent mensuel
Moins de 53 ans547 jours18 mois
53-54 ans685 jours22,5 mois
55 ans et plus822 jours27 mois

Durée minimale : 6 mois (182 jours), quelle que soit la durée d’affiliation.

Conditions d’affiliation : il faut avoir travaillé au minimum 6 mois sur les 24 derniers mois (36 mois si 53 ans et plus) pour ouvrir des droits. La période de référence peut être allongée en cas de maladie, maternité ou service militaire.

Conditions pour toucher l’ARE en 2026

Pour bénéficier de l’ARE, vous devez cumuler les conditions suivantes :

  1. Avoir perdu votre emploi involontairement :

    • Licenciement (économique, personnel, faute)
    • Fin de CDD ou de contrat de mission
    • Rupture conventionnelle
    • Fin de période d’essai à l’initiative de l’employeur
    • Démission légitime (voir cas particuliers ci-dessous)
  2. Avoir travaillé au minimum 6 mois dans les 24 derniers mois (130 jours ou 910 heures).

  3. Être inscrit comme demandeur d’emploi sur francetravail.fr dans les 12 mois suivant la fin de contrat.

  4. Rechercher activement un emploi : réponses aux offres, formation, bilan de compétences. France Travail peut demander des preuves.

  5. Être apte à travailler : pas d’arrêt maladie longue durée, pas d’invalidité empêchant toute activité.

  6. Ne pas avoir atteint l’âge légal de retraite à taux plein (67 ans en 2026 pour la plupart des profils).

  7. Résider en France (métropole ou DROM) ou être expatrié dans certains cas particuliers.

La démission ouvre-t-elle droit au chômage ?

En principe, la démission simple ne donne pas droit à l’ARE car elle est considérée comme une perte volontaire d’emploi. Cependant, plusieurs exceptions existent :

Démissions dites “légitimes” (droit automatique à l’ARE)

  • Déménagement pour suivre un conjoint ayant changé de lieu de travail ou une nouvelle activité.
  • Non-paiement de salaire constaté par le Conseil des Prud’hommes.
  • Acte délictueux subi sur le lieu de travail (violences, harcèlement, agression).
  • Démission pour rupture conventionnelle refusée (si l’employeur refuse à tort).
  • Centre de détention (conjoint incarcéré à plus de 150 km).
  • Mariage ou PACS impliquant un changement de domicile vers le lieu de travail du conjoint.

Démission-reconversion (droit à l’ARE sous conditions)

Depuis 2019, un salarié peut démissionner pour se reconvertir professionnellement et toucher l’ARE, à condition de :

  • Avoir travaillé au moins 5 ans en continu chez le même employeur ou en contrats successifs
  • Avoir un projet de reconversion validé en amont par Transitions Pro (ex-FONGECIF)
  • Ne pas retourner chez son ancien employeur pendant la durée du projet

Examen IPR (après 4 mois de recherche)

Si vous démissionnez sans justification reconnue, vous pouvez demander un examen de votre situation à l’IPR (Instance Paritaire Régionale) après 4 mois de recherche d’emploi active. Si l’IPR valide votre démarche, vos droits à l’ARE sont ouverts rétroactivement.

Cumul ARE et reprise d’activité (activité réduite)

Vous pouvez cumuler l’ARE avec un nouveau salaire dans le cadre du dispositif d’activité réduite. La formule est :

ARE versée = ARE initiale − (70 % × salaire brut perçu)

Exemple concret

Vous touchez 1 500 € d’ARE/mois et reprenez un CDD à 1 200 € brut/mois.

  • 70 % × 1 200 € = 840 €
  • Nouvelle ARE = 1 500 − 840 = 660 €/mois
  • Total perçu = 1 200 + 660 = 1 860 €/mois (au lieu de 1 500 € avec l’ARE seule)

Le cumul est limité à la durée totale de votre droit initial. Si vous épuisez votre droit en 15 mois au lieu de 18, vous reprenez une “réserve” de 3 mois pour les situations futures.

Différé d’indemnisation : quand commence l’ARE ?

L’ARE ne commence pas immédiatement après la fin de votre contrat. Trois différés peuvent s’appliquer :

  1. Différé congés payés : si vous touchez une indemnité compensatrice de congés payés, l’ARE est reportée d’un nombre de jours équivalent.
  2. Différé d’indemnités supra-légales : si votre indemnité de rupture dépasse le minimum légal (par exemple une indemnité conventionnelle ou négociée), un différé supplémentaire s’applique (dans la limite de 150 jours).
  3. Délai d’attente : 7 jours calendaires systématiques avant le premier versement.

Total possible : jusqu’à 180 jours de différé (environ 6 mois) avant le premier versement d’ARE pour un cadre avec une indemnité conventionnelle généreuse.

Rupture conventionnelle et ARE

La rupture conventionnelle est traitée comme un licenciement pour l’ARE : elle ouvre pleinement droit à l’allocation chômage. Le salarié touche :

  1. L’indemnité spécifique de rupture conventionnelle (minimum = indemnité de licenciement légale, souvent plus en négociation)
  2. L’ARE à partir de la fin du contrat (après les différés)

Attention : si votre indemnité de rupture dépasse le minimum légal, France Travail applique un différé supplémentaire. Plus vous négociez une indemnité élevée, plus vous attendez longtemps avant le premier versement d’ARE.

Exemples chiffrés 2026

Exemple 1 : SMIC 1 801,80 €/mois, 24 mois travaillés, 35 ans

  • SJR = (1 801,80 × 24) / 730 = 59,22 €/jour
  • Formule 1 : (0,404 × 59,22) + 13,11 = 37,03 €
  • Formule 2 : 0,57 × 59,22 = 33,75 €
  • Formule retenue : Formule 1 (37,03 €)
  • ARE nette/jour : 37,03 × 0,903 = 33,44 €
  • ARE mensuelle nette : ~1 018 €
  • Durée max : 547 jours (18 mois)
  • Total potentiel : ~18 300 €

Exemple 2 : 3 000 € brut/mois, 24 mois, 45 ans

  • SJR = (3 000 × 24) / 730 = 98,63 €/jour
  • Formule 1 : 52,94 €
  • Formule 2 : 56,22 € ← retenue
  • ARE nette/jour : 50,77 €
  • ARE mensuelle nette : ~1 544 €
  • Durée max : 547 jours
  • Total potentiel : ~27 770 €

Exemple 3 : 5 000 € brut/mois, 24 mois, 55 ans

  • SJR = (5 000 × 24) / 730 = 164,38 €/jour
  • Formule 1 : 79,52 €
  • Formule 2 : 93,70 € ← retenue
  • Plafond (75 % du SJR) : 123,29 € (non atteint)
  • ARE nette/jour : 84,61 €
  • ARE mensuelle nette : ~2 574 €
  • Durée max : 822 jours (27 mois)
  • Total potentiel : ~69 570 €

Montants min et max de l’ARE en 2026

  • ARE minimum : 31,97 €/jour brut (soit ~870 €/mois net)
  • ARE maximum : 75 % du SJR, avec plafond global à 75 % du PASS mensuel (soit environ 11 592 € brut/mois maximum d’ARE)
  • Plancher garanti pour les formations : 22,94 €/jour (en cas de formation prescrite par France Travail)

Impact du PASS sur l’ARE

Le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) en 2026 est de 46 368 €. Les cotisations chômage et l’assiette de calcul de l’ARE sont plafonnées à 4 fois le PASS mensuel, soit 15 456 €/mois brut. Au-delà, les salaires ne génèrent ni droits supplémentaires à l’ARE, ni cotisations chômage.

Un cadre dirigeant à 20 000 €/mois brut aura donc la même ARE qu’un cadre à 15 456 €/mois (environ 4 600 €/mois net d’ARE plafonnée).

Inscription et démarches France Travail

  1. Inscription en ligne sur francetravail.fr dans les 12 mois suivant la fin de contrat.
  2. Rendez-vous d’inscription avec un conseiller (téléphone ou visio) dans les 30 jours.
  3. Déclaration mensuelle (actualisation) obligatoire entre le 28 et le 15 de chaque mois pour maintenir vos droits.
  4. Versement : mensuel, à terme échu (fin du mois suivant), via virement bancaire.
  5. Suivi : vous devez participer aux entretiens et ateliers proposés, et justifier d’une recherche active d’emploi.

À retenir sur l’ARE 2026

  • Formule : max(40,4 % × SJR + 13,11 € ; 57 % × SJR)
  • Plancher : 31,97 €/jour brut
  • Durée max : 18 mois (<53 ans), 22,5 mois (53-54 ans), 27 mois (55+)
  • Minimum travaillé : 6 mois sur 24 derniers mois
  • Réforme 2023 : durée réduite de 25 % (× 0,75)
  • Cotisations : ~9,7 % sur ARE brute (CSG, CRDS, retraite complémentaire)
  • Cumul possible avec un nouveau salaire (activité réduite)
  • Démission : pas d’ARE sauf cas légitimes ou projet reconversion validé

Pour aller plus loin

FAQ

Questions fréquentes

Comment est calculée l'allocation chômage ARE en 2026 ? +

L'ARE (Allocation d'Aide au Retour à l'Emploi) est calculée sur la base du SJR (Salaire Journalier de Référence), qui correspond à la moyenne de vos salaires bruts des 24 derniers mois. L'ARE brute journalière est le maximum entre deux formules : 40,4 % × SJR + 13,11 € (partie fixe) OU 57 % × SJR. L'ARE nette est obtenue en déduisant environ 9,7 % de cotisations (CSG, CRDS, retraite complémentaire).

Quelle est la durée maximale de l'indemnisation chômage en 2026 ? +

Depuis la réforme 2023, la durée d'indemnisation chômage est réduite de 25 % par rapport aux anciennes règles. Les plafonds sont : 18 mois (547 jours) pour les moins de 53 ans, 22,5 mois (685 jours) pour les 53-54 ans, et 27 mois (822 jours) pour les 55 ans et plus. La durée réelle dépend de la durée de votre affiliation sur les 24 derniers mois (multipliée par 0,75 post-réforme).

Quelles sont les conditions pour toucher l'ARE en 2026 ? +

Vous devez : 1) Avoir travaillé au minimum 6 mois (130 jours ou 910 heures) dans les 24 derniers mois (36 mois si vous avez 53 ans ou plus) ; 2) Avoir perdu votre emploi involontairement (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle) ; 3) Être inscrit comme demandeur d'emploi sur francetravail.fr ; 4) Être apte au travail et rechercher activement un emploi ; 5) Ne pas avoir atteint l'âge légal de départ à la retraite avec le taux plein.

Quel est le montant minimum et maximum de l'ARE ? +

En 2026, l'ARE minimum est de 31,97 €/jour brut (soit environ 870 €/mois net). L'ARE maximum est plafonnée à 75 % du SJR, avec un plafond global lié au PASS (4 fois le plafond mensuel de la sécu, soit environ 15 456 € brut/mois). Le montant moyen versé par France Travail est d'environ 1 280 € net/mois.

La démission ouvre-t-elle droit au chômage ? +

En règle générale, non — la démission est une perte volontaire d'emploi et n'ouvre pas droit à l'ARE. Exceptions : démission légitime (déménagement pour suivre un conjoint, violences conjugales, non-paiement de salaire, démission-reconversion après 5 ans d'activité continue avec projet validé). Un démissionnaire peut aussi se voir ouvrir des droits après 4 mois de recherche d'emploi active, sur examen de sa situation par l'IPR (instance paritaire régionale).

Peut-on cumuler ARE et reprise d'emploi ? +

Oui, c'est le dispositif d'activité réduite. Vous pouvez cumuler votre ARE avec un nouveau salaire sous conditions : le cumul est partiel (votre ARE est réduite du salaire perçu, selon une formule), l'activité doit rester 'réduite' (le cumul n'est pas illimité), et la durée totale cumulée ne doit pas dépasser votre droit initial. Idéal pour les reprises progressives ou les missions d'intérim.

La rupture conventionnelle donne-t-elle droit à l'ARE ? +

Oui. La rupture conventionnelle est considérée comme une perte involontaire d'emploi (au même titre qu'un licenciement), donc elle ouvre pleinement droit à l'ARE. Vous toucherez votre indemnité de rupture + votre allocation chômage. Attention : France Travail applique un différé d'indemnisation spécifique si votre indemnité dépasse le minimum légal — l'ARE peut démarrer quelques semaines après la fin de contrat.